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Reprendre ses études : deux ans plus tard.

(Quand t’as déjà fait tout le sketch de la remise de diplômes, et qu’il ne t’a fallu que cinq ans pour y retourner…)

Deux ans et demi. Encore trois, au moins.

J’ai peur de me lasser avant même d’être en poste.

J’ai peur que mon boulot actuel devienne trop dur (encore plus dur) à faire, que ma concentration ne disparaisse encore plus.

Pour la première fois ce semestre, j’ai eu un peu peur d’avoir raté un partiel. Pas au point d’entièrement me projeter dans cette idée, dans l’idée de faire un rattrapage (à l’oral avec un prof de psycho sociale ? Nope. Nope. Nope !). C’est passé.

Pendant les révisions, j’avais l’impression de ne pas être prête. Je n’arrivais plus à savoir si je ressentais ça à chaque fois (je crois que oui, en fait. Mais ce cher prof de psycho sociale ne fournissait pas des centaines de questions de QCM à faire plusieurs fois pour au moins être sûre que je connaissais ça).

Je continue à me demander si je fais tout ça pour les bonnes raisons. C’est quoi les bonnes raisons ? Est-ce que je veux aider mon prochain ou me comprendre ? Aider ceux qui me ressemblent ou exorciser mes mauvaises expériences avec des psys ou médecins dans le passé ? Est-ce que j’aime sincèrement la psychologie, pour elle-même, ou est-ce que je veux juste changer de boulot ?

Mais j’évolue, aussi. Je comprends des choses, de fait – bien sûr, quand je dis comprendre, je veux seulement dire récrire les choses dans une autre histoire. Comprendre impliquerait certitude, loin de moi cette idée ! (Voir l’article précédent).

Je continue. Les semestres  s’égrènent comme les grains d’un chapelet dont chaque prière serait très longue et, de temps en temps, carrément trop longue, stressante ou démoralisante. Il n’en reste que deux pour ma licence. J’en suis heureuse. La psychologie me souffle que ma motivation n’est pas entièrement intrinsèque – « pure », ne disais-je pas la semaine dernière. J’avance vers un but, pas pour la beauté de la connaissance.

Peu importe.

Au moins j’ai un but, pour une fois.

Même si le rêve reste flou, j’ai un rêve, un projet, une envie.

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