Pensées écrites après une séance de psychothérapie où ma psy a eu les larmes aux yeux, quand j’ai indiquée que, malgré toutes mes problématiques de santé mentale, tous les instants difficiles, je ne me dis jamais que j’aurais préférée ne pas être née. Ma vie a de la valeur.
Faire pleurer sa psy, est-ce un badge d’honneur ?
C’était de Splendeur, de joie : d’histoire. D’émotion. Ma vie a de la valeur. Je ne regrette pas d’être née. Malgré tout, et c’est deux mots d’un poids immense. Certes, rien n’est arrivé. Certes, c’est simplement l’oisiveté, la chance, la distance qui ont pu me permettre d’entrevoir la misère absolue de l’être humain, de l’existence cognitive. Mais sa beauté. Son envie d’être en vie, simple truchement évolutif, mais est-ce encore grave ? La vie est absurde : je veux vivre. Mon cerveau, laisse-moi vivre, je t’aime, je t’aime, nous irons encore ensemble, et, un jour, quand je mourrai, j’espère avoir le temps de m’en rendre compte, de me dire que ma vie avait de la valeur, que je m’en vais disparaître avec, au coeur, la joie d’avoir été.

Laisser un commentaire