
Partie 3 des critères cliniques du TDAH, à l’aide du questionnaire DIVA (dispo en fin d’article). Voir aussi les traits inattentifs du TDAH et les traits hyperactifs/impulsifs du TDAH.
Il s’agit des critères B à E (notez qu’il s’agit du DSM-IV ici, parce que la version la plus récente du test DIVA est payante et inaccessible en ligne).
Critère B
Persistance sur la vie entière d’un ensemble de symptômes et d’une altération du
fonctionnement ?
Autrement dit, les symptômes sont-ils présents depuis l’enfance, comment ont-ils évolués, sont-ils significatifs dans l’enfance et à l’âge adulte.
Critères C et D
Les symptômes doivent être présents dans au moins deux types d’environnements, dans l’enfance et à l’âge adulte. Par exemple pour l’enfance, à l’école, dans le périscolaire, à la maison, dans les loisirs. Pour l’âge adulte, au travail, à la maison, dans les loisirs, etc.
Cela permet d’identifier si les symptômes sont indépendants de l’environnement ou provoqués par lui, par exemple dans le cas de l’école, si une ambiance hostile ou un problème avec l’école rend la concentration difficile, on pourrait croire à un TDAH, mais si l’enfant ne présente aucun symptôme inattentif ou hyperactif à la maison, il s’agit probablement d’un trouble lié à l’école elle-même.
Bien sûr, les symptômes peuvent s’exprimer un peu différemment, avec un camouflage et des stratégies de compensation dans un environnement (par exemple se relire tout le temps à l’école, se surveiller en permanence, faire des listes pour les devoirs mais oublier des choses à la maison…)
Critère E
Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un autre diagnostic de trouble psychiatrique. Le TDAH est un diagnostic d’exclusion, dont si un autre trouble peut exister et expliquer les faits : par exemple, l’inattention à l’école est causée par des difficultés d’apprentissage comme la dyslexie qui ont provoqué un décrochage scolaire, ou par une problématique d’ennui car l’enfant a des facilités, ou par des symptômes liés à un traumatisme… Pour des symptômes apparus à l’âge adulte, on pourrait par exemple citer une dépression, un burn-out, un trauma, des difficultés neurologiques ou neurodégénératives… C’est la raison pour laquelle il est important de discuter avec un spécialiste et d’envisager plusieurs possibilités s’il apparaît que les symptômes ne sont pas répétés dans le temps ou d’un environnement à l’autre.

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