,

Le cerveau des personnes avec TDAH

Cerveau humain

Rappels :

Petit dictionnaire des neuroatypies

Le diagnostic du TDAH : partie 1 et partie 2.

Avant mon test TDAH.

La dopamine

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une des molécules qui permettent la communication au sein du système nerveux, en l’occurrence entre les neurones. Chaque neurotransmetteur a un rôle précis, et pour la dopamine, le rôle est de renforcer les actions bénéfiques (courir, manger sain…) en générant une sensation de plaisir. Elle active donc le système de récompense/renforcement, et joue un rôle dans la motivation et la prise de risque (car elle est le précurseur de l’adrénaline et la noradrénaline).

La norépinéphrine

La norépinéphrine (ou noradrénaline) est également un neurotransmetteur, ainsi qu’une hormone adrénergique, c’est-à-dire qu’elle est à l’origine de la création d’adrénaline, dont elle est le précurseur métabolique. Elle joue un rôle dans l’excitation, la gestion de nouveaux stimuli, l’attention sélective, la vigilance, les émotions, le cycle veille-sommeil, les rêves et cauchemars, l’apprentissage et les souvenirs traumatiques.

Les causes du TDAH

Bien que les causes du TDAH soient encore discutées par les scientifiques, on peut donner deux éléments :

  • Le trouble possède une héritabilité de 74%, ce qui est considéré comme élevé et signifie que 74% des cas sont explicables par des causes génétiques. C’est un trouble polygénique, ce qui veut dire qu’il n’y a pas qu’un seul gène responsable, mais qu’il faut présenter des combinaisons spécifiques de gènes multiples.
  • Le trouble est caractérisé par une différence dans le système dopaminergique et de la norépinephrine, qui modulent les fonctions exécutives (la capacité à contrôler et initier ses actions), la motivation, le système de récompense et les fonctions moteurs. Ces transmetteurs seraient moins nombreux ou pas assez actifs.

Structure cérébrale

Les études montrent que certaines aires du cerveau sont plus fines ou plus petites chez les sujets avec TDAH, notamment le cortex préfrontal gauche, le cortex postéro-pariétal, l’accumbens, l’amygdale ou l’hippocampe. En revanche, on peut montrer une plus grande connectivité entre les aires corticales et subcorticales, de façon d’autant plus marquée que les symptômes d’hyperactivité sont importants.

Fonctionnement des traitements

  • Les stimulants (méthylphénidate et amphétamine) montre un taux de réponse allant jusqu’à 90% à au moins l’une des deux molécules. Ces traitements permettent de stimuler l’activité des neurotransmetteurs et donc de réduire la différence observée.
  • Les non-stimulants comme les agonistes α2A-adrénergiques préviennent la génération de norépinephrine (noradrénaline).
  • Les sports aérobiques auraient également un impact positif sur les symptômes du trouble, car ils permettent une augmentation de la dopamine et de la norépinephrine dans le cerveau.

https://www.latimes.com/california/newsletter/2023-04-25/adhd-and-autism-group-therapy